Renouveler l’animation d’une coopération départementale ?

Comment penser l’animation de la coopération ? Comment se passer le relais de l’animation entres acteurs ? Comment favoriser la participation active des membres ? Comment accueillir le financement de l’animation ? Y a-t-il un profil type d’animateur ? Des professionnels et des bénévoles de tous horizons (associations, collectivités territoriales, établissements…) ont échangé sur ce sujet essentiel au cours de deux ateliers successifs : le premier autour du témoignage de la coopération des Vosges, le second autour de celui de la coopération de l’Ile-et-Villaine. Voici une synthèse de leurs échanges.

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⇒Retrouvez les témoignages des coopérations des Vosges et de l’Ile-et-Villaine

Quelle expérience avez-vous partagée au cours de cet atelier ? Les échanges avec les autres membres des coopérations vous ont-ils apporter un éclairage sur la problématique de l’animation ?

elianne88ELIANE BRENGARD, CO-ANIMATRICE DE LA COOPERATION DES VOSGES. Nous avons expliqué comment nous avions réussi à mobiliser les acteurs de notre département pour qu’ils se portent animateurs des coopérations locales, du centre Vosges et de l’Est vosgien. Chaque membre de notre coopération départementale a commencé à aborder la question de l’animation avec les acteurs locaux avec qui ils travaillaient. Cette question a été approfondie lors de rencontres partenariales ou d’entretiens individuels. Puis, le comité de pilotage a établi un cahier des charges d’animation à transmettre aux acteurs souhaitant s’investir. Sept candidats se sont présentés pour devenir animateurs des coopérations locales et s’organiseront soit en association loi 1901, soit en collectif interpartenarial.

Pendant l’atelier, nous avons eu des retours positifs sur la coordination de notre coopération car nous avons réussi à faire participer aussi bien des institutions, des associations de proximité, des CCAS et des structures comme l’ANCV. Les coopérations plus jeunes nous ont fait part de leurs difficultés de mises en œuvre, et nous les avons rassurés en leur expliquant que ces étapes étaient normales et que nous étions passés par là aussi. Il est important d’être un appui pour ces coopérations.
Grâce aux coopérations plus expérimentées comme la Creuse ou le Maine-et-Loire, nous avons eu quelques pistes pour le renouvellement de l’animation (dans une période de transition d’animateur, la charge de travail est lourde pour certains acteurs) :

  • l’alternance d’animation
  • l’intégration  des bénéficiaires, c’est-à-dire les personnes âgées au sein de la coopération pour pouvoir être au plus près de la réalité et du terrain. Cela nous permettra de prendre de la distance et de créer de nouveaux outils.

 

christellelahaie35CHRISTELLE LAHAIE, CO-ANIMATRICE DE LA COOPERATION D’ILLE-ET-VILAINE. Suite au départ à la retraite de notre animateur, nous sommes dans une phase de transition d’animation de la coopération mais qui ne nous empêche pas de continuer à avancer. Un comité collégial a repris naturellement l’animation. Au lieu d’avoir une seule personne comme animateur, nous nous sommes réparti les rôles entre membres. En ce moment, nous faisons des fiches d’actions, car l’idée est d’investir chacun sur une mission, par exemple dans la création d’événement ou la demande de subventions pour la formation.

Les échanges de l’atelier ont confirmé mes interrogations sur comment devait s’animer une coopération et qu’il fallait accepter le « flou ». Nous nous sommes questionnés sur la nécessité ou non d’une tête à l’animation qui détiendrait les financements de la coopération. Est-ce que cela dynamise ou freine la coopération d’acteurs ?

⇒ Les points à retenir selon Stéphanie Giraud, référent technique social du département du Puy-de-Dôme et membre de la coopération 63

Au cours des échanges de cet atelier, j’ai compris qu’il existait plein de modes d’animations très différents selon les coopérations, par rapport à la notre dans le Puy-de-Dôme. Nous étions dans un format, où notre coopération était animée par une chargée de mission départementale et qui est aujourd’hui partie travailler au sein d’un autre conseil départemental. J’ai notamment retenu de cet atelier :

  • l’animation d’une coopération peut être changeante et mouvante. Il n’y a pas à figer les situations et qu’il faut s’adapter aux mouvements. Car dans toutes les organisations il y a plein de mutations. Une coopération représente cette dynamique.
  • Un contact, celui d’Eliane Brengard de la coopération des Vosges. Nous échangeons déjà des mails pour discuter de MONALISA.

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