La formation socle

Cette mini-conférence organisée autour de trois témoignages a montré comment la formation socle est un outil de soutien, de mise en lien et d’essaimage des équipes citoyennes à la main des coopérations. Les débats ont permis aux participants de se réapproprier la formation socle, de voir la diversité des pratiques existantes à partir d’objectifs communs.

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Retrouvez ci-dessous l’essentiel des témoignages de trois formateurs : ils livrent ici la manière dont on peut s’approprier la cahier des charges de la formation, quelques bonnes pratiques et des pistes pour un accompagnement sur la durée des bénévoles.

Cyrille Gallion, Cif-SP, coopération de la Vienne : « on est plastiques »

cyrilleL’évolution de la formation est venue du territoire… Très vite, nous avons ajouté une troisième journée, en association avec Siel Bleu, pour aborder la bientraitance. Il y a également une demande forte pour des journées thématiques spécialisées, à la suite de la formation socle, avec des membres de notre réseau. Une autre adaptation a consisté à créer une formation « mini-socle » pour les intermédiaires qui se demandaient à quoi servait la formation socle ! Elle permet de susciter l’intérêt de personnes qui vont faire la promotion de MONALISA et souvent participer ensuite à la formation socle… sur un territoire local. On l’a même organisée à destination d’associations de tous secteurs pour dire que le vieillissement nous concerne tous ! Donc, sur la formation, on est ‘plastiques’ : on a décidé de s’adapter à ce qui émerge.

Sylvie Poli, IREPS, coopération de la Creuse : « tout le monde a un savoir sur le sujet »

Photo_10_sylvie_poli1rond.pngParmi les bénévoles, les jeunes retraités ont des représentations particulièrement négatives du vieillissement. La formation peut travailler sur ces représentations… Ce qu’il ne faut surtout pas faire, c’est l’axer sur les pathologies du vieillissement. Pour aider les bénévoles à passer le relais, il est utile de leur faire connaître aussi les ressources du secteur médico-social : dans la Creuse, des professionnels locaux interviennent dans la formation… Illustrer dans les modalités de cette formation le principe de coopération est précieux : partage, échange d’expériences et de savoirs – tout le monde a un savoir sur le sujet ! … Ce qui marche, c’est l’identification à MONALISA. Il ne faut pas hésiter à illustrer la démarche avec l’actualité, la réalité de votre coopération, et de votre diagnostic… et à présenter et illustrer la charte de l’équipe citoyenne, par un témoignage par exemple…

Christine Sarels, UFCV, coopération du Nord : « la formation est un tremplin pour créer des initiatives »

Christine_rondIl y a des objectifs  initiaux : comprendre MONALISA, avoir des repères communs sur l’isolement et le vieillissement, pourquoi je m’engage et comment prendre appui sur la dynamique locale ? …  La formation n’est pas une fin en soi mais un tremplin pour créer des initiatives.  Elle s’appuie sur la dynamique territoriale et elle la nourrit (création de nouvelles équipes…). C’est utile  de montrer la diversité des actions possibles car la lutte contre l’isolement, ce n’est pas que de la visite à domicile… C’est un levier pour prendre du recul sur son expérience ou sa non-expérience… La formation doit vraiment servir à se dire « Quelle place je pourrais prendre, avec qui, et sur qui je pourrais m’appuyer ? … Après la formation, les bénévoles intègrent de petits groupes d’échange, ce qui génère de nouvelles dynamiques territoriales… Aujourd’hui, il existe une demande de plus d’échanges de pratiques et d’accompagnement, notamment le développement de projet et les outils d’animation. Cela pose la question d’une troisième journée de formation. Il est essentiel de pouvoir appuyer les bénévoles dans la durée !

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