Comment territorialiser une coopération ?

La proximité est un gage de réussite dans la lutte contre l’isolement. Comment ancrer la coopération à l’échelle locale pour favoriser l’action ? Quel rôle pour la coopération à l’échelle départementale ? Des professionnels et des bénévoles de tous horizons (associations, collectivités territoriales, établissements…) ont échangé sur ce sujet essentiel au cours de deux ateliers successifs : le premier autour du témoignage de la coopération du Morbihan, le second autour de celui de la coopération du Maine&Loire. Voici une synthèse de leurs échanges.

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⇒ Retrouvez les témoignages des coopérations du Morbihan et du Maine-et-Loire

Quelle expérience avez-vous partagée au cours de cet atelier ? Les échanges avec les autres membres des coopérations, vous ont-t-ils apporter un éclairage sur la problématique de l’animation ?

estellelesager56ESTELLE LE SAGER, ANIMATRICE DE LA COOPERATION 56. « Nous avons créé la coopération au moment du l’impulsion et du lancement  de MONALISA. Nous avons logiquement fait une coopération départementale avec les associations, les administrations et les institutions du département. Pour mieux territorialiser la coopération, nous avons réuni tous ces acteurs au milieu du département, au carrefour de toutes les routes des villes du Morbihan. D’habitude les regroupements de ce genre se font dans des villes administratives à Lorient ou Vannes, mais nous avons organisé une première réunion d’information à Locminé pour qu’un plus grand nombre d’acteurs puissent venir et se mobiliser. Puis nous avons organisé une deuxième réunion, toujours à Locminé pour constituer un comité de pilotage, et nous avons intégré, sur la base du volontariat, les acteurs qui avaient une portée d’actions départementales.

Durant cet atelier, j’ai compris que notre démarche était atypique, car les participants développaient plutôt leurs coopérations dans une logique locale. Il y a une vraie diversification des méthodes de territorialisation. J’ai retenu une nouvelle méthode pour impliquer les acteurs de la coopération en créant des « mini formations socles » pour sensibiliser les partenaires. C’est le cas d’une association de Poitiers qui le fait au sein de leur coopération. »

loic49LOIC TOUBLANC, CO-ANIMATEUR DE LA COOPERATION 49. « La coopération s’est organisée autour de trois bassins de vie animés par des acteurs gérontologiques qui travaillent dans la proximité (CLIC, CCAS, réseaux gérontologiques).

Les échanges m’ont permis de répondre à deux interrogations que nous avions. Tout d’abord comment les autres pilotaient leur coopération avec les institutions, et comment ils les mobilisaient (par exemple avec la CNSA, la MSA, la CARSAT…). En fait, chaque coopération est spécifique et la structure n’est pas modélisable. Il est préférable de ne pas surreprésenter les institutions, et laisser plus de place aux acteurs de proximité pour être au plus près des besoins des bénévoles et personnes âgées. »

⇒ Les points à retenir, selon Adrienne Marie, animatrice de la coopération de l’Orne

A travers cet atelier, j’ai compris qu’il n’y avait pas de solution toute faite et j’ai relativisé nos propres blocages sur notre territoire. Cela m’a conforté dans l’idée

  • de faire en fonction des outils de notre territoire
  • de savoir prendre du temps et du recul sur les actions à mener.

Dans l’Orne, nous avons des CLIC très implantés, et qui se sont naturellement engagés dans la Mobilisation, ce qui a influencé notre territorialisation. Alors que dans d’autres coopérations, d’autres acteurs sont investis. Le plus important est de

  • veiller ce que les acteurs soient au cœur de l’action,
  • de savoir qu’il existe une diversité de solutions pour mettre en place la territorialisation.

 

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